NASA Discovery Space Shuttle #10283

Thèmes divers autres que Technic et Star Wars.
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flying
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Messagepar flying » Mer Avr 14, 2021 1:16 pm

Alors la je te rejoins sur ce point : consommer mieux.
Par ailleurs... cette sonde n’a aucun intérêt objectivement parlant.

Un Osprey bis mais dans des proportions encore plus folles !

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Anio
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Messagepar Anio » Mer Avr 14, 2021 8:51 pm

flying a écrit:Un Osprey bis mais dans des proportions encore plus folles !

Le Osprey Gate était plus gênant je trouve.
Car sur le papier, le set était vraiment excellent. Sur le papier seulement....
Think outside the box.

Tout plein de liens utiles dans mon profil ! :P

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Kwear
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Messagepar Kwear » Jeu Avr 15, 2021 1:07 pm

Pétard ! à 200% d'accord sur fait qu'on s'en cogne de ce bonus. Sérieux, à part pour les collectionneurs pour qui ça se comprend de ne pas avoir la totale.
Mais j'admet que sur le principe, et question points, il y a un bail que j'ai laissé tomber le système vip, Lego a joué un peu juste. Même Brickset, plutôt doux avec Lego, pousse sa gueulante.
Mais il faut être réaliste, l'analyse d'Anio sur l'image et l'intérêt du tirage limité est tout à fait vraie. C'est d'ailleurs cette démarche qui fait parler d'eux et transforme un objet de quelques grammes de plastique aux pièces standard, en truc plus cher que l'or bientôt. De leur côté, c'est bénéfique. Mais le revers est la contre-image qui peut se coller à leur marque sur plusieurs cafouillage de ce genre.

Comme on dirait dans le domaine médical : ils ont analysé le bénéfice/risque, et la balance est largement excédentaire niveau bénéfice ::D: (pour le moment)
"La mesure qui vous sert pour les autres servira aussi pour vous. Pardonnez et vous serez pardonnés." Jésus-Christ

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Messagepar BUZ » Jeu Avr 15, 2021 1:58 pm

Moi, j'ai passé une réclamation chez Lego.

Donc je suis dans une file d'attente pour qu'un conseillé commerciale France me recontacte par téléphone car ils n'acceptent pas les réclamations écrites et ils ne font pas de réponse écrite...

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Messagepar Zebulon » Mer Avr 21, 2021 9:32 am

J'ai commandé la navette le 12 avril au début de la promo sur le doublement des points VIP elle était mentionnée comme dispo et effectivement 1 ou 2 jours après j'ai reçu un email m'indiquant qu'elle était à "l'entrepôt" en cours de préparation du colis. Mon problème c'est que depuis elle est toujours à l'entrepôt... Hier j'ai commandé la Porsche et elle est déjà partie. D'autres parmi vous sont en attente ?

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Messagepar GThreepwood_MI » Mer Avr 21, 2021 12:02 pm

Slt,
Même problème pour moi.
Navette commandée le 12/04 et toujours à l'entrepot.
Porsche commandée le 19/04 et partie ce matin de l'entrepot.
J'ai appelé le SAV qui m'a confirmé le surcharge à l'entrepot et le nombre important de demande pour la navette.
Patience, la NASA a mis 10ans a concevoir la navette :D

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Messagepar Zebulon » Mer Avr 21, 2021 12:08 pm

Ok super merci pour le retour. Je suis dans ton sillage. :D

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Messagepar higgins91 » Mer Avr 21, 2021 1:15 pm

idem, commande le 12 et toujours à l’entrepôt... Habitué des expéditions rapide lors de mes précédentes commandes, ça change!! patience alors..

Edit:
Je pense que le colis est synchro avec la space X, il est sorti du dépôt ce matin :lol:

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Messagepar Zebulon » Mar Avr 27, 2021 2:36 pm

Navette bien reçue dans son carton d'un demi mètre cube... Boîte intacte (même taille que celle de Saturn V de mémoire). Impressionnant et hâte de faire le montage.

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Messagepar higgins91 » Mar Avr 27, 2021 6:40 pm

Idem et avec l'ISS. Par contre j'arrive pas a voir si la minifig Thomas Pesquet est livrée avec :lol:

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Messagepar GThreepwood_MI » Mer Avr 28, 2021 12:34 pm

Navette reçue.
Le carton était 4 fois plus grand, mais le set était bien protégé.
J’ai hâte de construire.

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Messagepar GilGalad » Ven Avr 30, 2021 4:14 pm

Cet shuttle n'est pas mal, mais je ne l'adore pas ( il n'y a pas eu "l'effet wow" )
Le téléscope Hubble, au contraire, est magnifique !

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Messagepar Anio » Mar Mai 04, 2021 1:16 pm

Salut ! :hello:

Je vous propose la review de la Space Shuttle #10283, ou plutôt comme on la connait sous nos latitudes, la "navette spatiale".
Et puis le timing est plutôt bon car outre la commercialisation récente du set, la France baigne quelque peu dans une sorte de Pesquetmania. ::D:

Et je dois bien vous dire qu'à la seule vue du set fini sur mon étagère, j'ai une émotion certaine. :whine:
Oui, comme la Saturn V qui date des années 60, la navette spatiale appartient désormais à l'Histoire. J'ai un peu de mal à m'y faire, vraisemblablement un peu comme tous les enfants nés entre la fin des années 80 et le début des années 2000, et qui se sont intéressés un tant soit peu aux découvertes spatiales... :D

La navette spatiale, c'était un peu le fleuron de ce que l'Homme pouvait produire. En service de 1981 à 2011, elle avait pour principal objectif d'être réutilisable et de mettre en orbite des gros équipements (satellites, modules), chose difficilement réalisable avec une fusée classique. La navette - aussi appelé "orbiteur" - comporte donc une énorme soute (appelé "cargo bay" en anglais) pour transporter le matériel. Elle a par exemple été utilisée pour mettre en orbite le télescope Hubble (qui fait l'objet de présent set), mais aussi les différents modules et composants volumineux de l'International Space Station (ISS).

Au delà de l'aspect technique, il y a tout un aspect émotionnel (surtout pour ceux qui squattaient Tetris sur Game Boy :lol: ). Le décollage d'une navette spatiale, c'était quelque chose... Quand on regarde ça avec des yeux d'enfants, on voit la navette à la verticale et - croit-on - propulsée par 3 énormes moteurs ! En fait, il y a 2 propulseurs (les "boosters", qui servent pendant 120 secondes environ) et un gigantesque réservoir de carburant. Et tout cet ensemble qui fait la taille d'un immeuble se soulève soudainement pour s'arracher à la gravité terrestre et déchirer le ciel dans un bruit assourdissant. Tout cela avec les fameux mots de Houston qui résonnent encore "...three, two, one, ignition, lift off !"

Juste pour le plaisir. Image



La navette spatiale a été construite en 1 prototype (Enterprise) et 5 exemplaires (Columbia, Challenger, Discovery, Atlantis et Endeavour). La conquête spatiale est risquée par nature, et malheureusement, 2 navettes ne reviendront jamais sur Terre avec le décès des 7 membres d'équipages à 2 reprises. Les destructions de ces 2 orbiteurs ont d'autant plus choqué à l'époque qu'aucune d'elles n'était due à des erreurs de pilotage au sein de l'équipage, mais bel et bien à des grossières erreurs d'appréciation au sol, à Houston.

En 1986, la navette Challenger cesse d'émettre 73 secondes après son décollage. Sans rentrer dans les détails trop techniques, la perte de la navette a été causée par la fuite d'un joint torique sur le booster droit, ce qui a entrainé la destruction du booster. Cette explosion n'a pas causé la destruction de la navette. Elle a lourdement modifié la trajectoire de la navette qui, ne pouvant plus résister aux contraintes causées par l'atmosphère, s'est désintégrée en plein vol. Les enquêtes n'ont jamais vraiment pu savoir quand sont réellement décédés les 7 astronautes, mais certains rapports disent qu'ils étaient encore vivants lors de la chute libre, et que c'est l'impact de la capsule avec l'océan qui a été fatal.

Ce crash avait fait scandale pour 2 raisons. Premièrement, le vol avait été annoncé en grande pompe dans le cadre du programme "Teacher in Space Project" et était retransmis en direct sur CNN. Deuxièmement, le risque sur les joints toriques était parfaitement connu par la Nasa, mais avait été volontairement sous-estimé pour des raisons politiques et financières.

En 2003, la perte de la navette Columbia trouve son origine dans le décollage où un morceau de mousse isolante heurte le bord d'attaque de l'aile gauche, endommageant la protection thermique qui sert au moment du retour sur terre et de la pénétration dans l'atmosphère. Le trou dans l'aile a causé l'infiltration du plasma à l'intérieur de l'aile dont la structure a rapidement fondu. En quelques minutes, l'aile s'est détruite, causant une dissymétrie des forces aérodynamiques, ce qui entraina la destruction de la navette. Ce crash a été acté à Houston avec les 3 mots qu'aucun directeur de vol ne voudrait avoir à prononcer dans sa carrière : "Lock the doors". C'est l'ordre de fermer les portes de la salle de contrôle pour que personne ne rentre ou ne sorte, que les données de télémétrie soient sauvegardées et que chaque personne puisse être interrogée.

Après enquête, la Nasa a été très largement mise en cause parce qu'elle a minimisé les dégâts causés par la mousse isolante sur la navette. Une étude a montré que les bords d'attaque des ailes étaient loin d'être aussi solides que ce que la Nasa prétendait. La Nasa a aussi été critiquée pour ne pas avoir utilisé tous les moyens à sa disposition afin de contrôler visuellement l'état de la carlingue après l'impact de la mousse. Sur les vols suivants, une procédure a été ajoutée : avant de repartir sur Terre, la navette faisait une rotation complète ("pitch maneuver") de façon à ce que la face inférieure puisse être photographiée, ce qui permettait un contrôle visuel de toute la protection thermique.

Après la dernière utilisation de la navette en 2011, la relève des équipages de l'ISS est réalisée par des lanceurs russes de type Soyouz (engins très anciens), puis par le lanceur Crew Dragon à partir de 2020 (société SpaceX). Image

Voilà, introduction un peu longue, j'en conviens, mais la navette spatiale a tant de choses à raconter...

Retour à nos briques Lego. La Space Shuttle Discovery #10283 est disponible depuis le 1er Avril dernier.
- 2354 pièces
- 180€
- des stickers énormes mais pas si nombreux
- sachets numérotés de 1 à 17

Comme je le disais, en ouvrant la boite, la première chose qui interpelle c'est la taille des planches qui sont jointes à la notice. En fait, on est vite rassuré.
L'une des planches concerne les panneaux solaires de hubble, et la qualité du plastique est relativement bonne.
La grande planche argentée sert à habiller l'intérieur de la soute. Cela vise à coller au mieux à la réalité, mais ça reste tout à fait dispensable sur le modèle Lego
Et la 3ème planche présente quelques détails en stickers et surtout 2 affichettes. Très sincèrement, seules ces 2 affichettes apportent vraiment quelque chose au set. Le reste, on peut facilement s'en passer. Le constat sur le stickers n'est donc pas si alarmant.

Image

Ce constat sur les stickers rejoint l'idée que pas mal de pièces sont sérigraphiées. Et là, Lego s'est pas foutu de notre gueule. Tous les motifs importants y sont pour obtenir un résultat à la gloire des Etats-Unis. Image
Vis-à-vis des nouvelles pièces, outre les panneaux solaires qui sont situationnels et que l'on ne reverra pas ailleurs, on a les grandes pièces courbées de la soute, et les briques 3x3 corner curved. Ce sont des briques fort intéressantes que l'on retrouvera sans nul doute dans de futurs sets. :resp:

Image


Concernant la construction, pas la peine de tourner autour du pot : on prend son pied du début à la fin. :loveyes:


Sachets 1, 2 et 3 :

On débute par la construction du satellite Hubble. La construction consiste en gros en 2 cylindres de diamètres différents. Sur le petit diamètre, c'est du SNOT assez simple avec des slopes curved. Sur le gros diamètre, la construction reprend la technique vue pour la première fois sur la Saturn V #21309. En gros, on a des segments courbés complétés par des segments à 45° fixés avec des articulations libres. Dans les 2 cas, la forme arrondie est excellente.

Image


Sachet 4,5 et 6 :

On attaque la shuttle. D'abord avec le support, dont l'inclinaison est fixe. Ensuite avec toute la partie basse de la navette qui correspond grosso modo à la protection thermique de la vraie navette. La solidité est assurée par un peu de Technic, mais surtout par des bons croisements de plates un peu partout.
On voit déjà les 2 principales fonctions du set apparaitre : les ailerons qui seront connectés à des biellettes par les rotules rouges, et les trains d'atterrissage. La présence des suspensions n'est pas sans rappeler le mécanisme la navette spatiale Technic 8480 de 1996. Image

Image


Sachet 7 :

On fait les bords d'attaque des ailes. Et là mes amis, l'ajustement des pièces est fichtrement impressionnant... Image
Le grand segment est bien fichu avec notamment des hinges plates Image pour fixer et "coincer" la construction. La fixation du petit segment à 45° est plus facile, mais la façon dont il se glisse pile poil contre les autres éléments est remarquable.
Le truc qui t'achève sur place, c'est la petite tile triangulaire noire Image qui se coince la tête en bas juste pour combler le petit trou laissé par les grandes plates. Image

Gageons que Lego n'a pas voulu laisser le moindre trou dans le revêtement thermique pour coller au mieux au design de la navette (et peut-être aussi parce que c'est précisément ce point qui est à l'origine de la catastrophe de Columbia en 2003).

Image


Sachet 8 :

On construit principalement la languette longitudinale qui contrôlera le déploiement des trains d'atterrissage. Concrètement, en tirant le body flap noir à l'arrière, on fait coulisser la languette blanche sur toute la longueur.
Chacun des 3 trains dispose de 2 points de rebroussement. L'un en fermeture pour que les trains tiennent bien dans leur compartiment, et l'autre en ouverture pour que les trains supportent sans problème le poids de la navette. En poussant la languette blanche, la tile 1x6 bleue à l'arrière et la slope curved jaune à l'avant vont pousser le corps gris des suspensions de façon à leur faire franchir le point de rebroussement. Une fois ce point franchi, les suspensions font leur office et les 3 trains se déploient d'un coup sec. La fermeture des 3 trains se fait manuellement, en ayant bien pris soin auparavant de tirer à nouveau la languette vers l'arrière pour laisser la place aux suspensions de se replier correctement.

On notera que lorsque les 3 trains d'atterrissage sont rentrés, les 3 suspensions sont comprimées. En règle générale on évite de conserver/stocker un ressort en position comprimée car ce n'est pas sa position naturelle. J'ignore comment cela vieillira dans le temps sur notre set Lego. :pamafote:

Tout à l'arrière, le body flap est articulé. Dans la réalité, cet élément est absolument capital. Il sert à contrôler de manière précise l'angle de pénétration dans l'atmosphère (le tangage). Car si l'angle n'est pas le bon (40°, avec une marge maximum de plus ou moins 1°), soit la navette rebondit contre l'atmosphère et repart dans l'espace (angle d'incidence trop faible), soit elle désintègre en frappant trop fort l'atmosphère (angle d'incidence trop élevé).

Image


Sachets 9 et 10 :

On procède à tout l'habillage des ailes, on met les suspensions en tension pour activer le mécanisme des trains d'atterrissage, et on construit le module arrière avec les 3 tuyères.
La tuyère supérieure joue le rôle de molette : la pièce rouge est un balancier qui tire et pousse les 2 biellettes grises pour faire fonctionner les ailerons en sens opposé. C'est un classique pour qui a déjà construit des avions en Technic. :)

Image


Sachets 11 et 12 :

Pas mal de briques à l'arrière et sur les côtés. On fixe surtout la base de l'empennage vertical. Sa position oblique est assurée par une fixation par clips en 3 points. Et on a aussi un axe Technic pour rigidifier le tout.

Image


Sachets 13 et 14 :

La construction des portes de la soute est une formalité. Au contraire, le nez de la navette est fait avec du SNOT bien tarabiscoté. Le dessus du nez est quant à lui fait avec un petit sous ensemble calé de toute part et attaché avec un clip ; plus solide qu'il n'y parait.

Image


Sachets 15, 16 et 17 :

On termine le set avec des modules qui se greffent un peu partout :
- la cabine avec les mini sièges. Trop choupi choupi. Image
- les réacteurs auxiliaires, qui servent principalement pour les manoeuvres de la navette
- les ailerons, qui permettent de contrôler le roulis de la navette
- l'empennage vertical, qui sert à contrôler le lacet. On notera que l'empennage peut se dédoubler. Cela est visuellement assez déconcertant et ressemble à une construction approximative alors qu'en fait ça correspond tout à fait à la réalité. Le dédoublement de l'empennage s'opère lors des phases d'atterrissage afin de servir d'aérofrein.
- le support noir qui s'ancrera dans la cargo bay afin de "suspendre" Hubble
- la paire de tubes dorées qui reproduisent les panneaux solaires lorsqu'ils sont enroulés (un peu comme un store banne).

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S'agissant du satellite Hubble, j'ai fait pas mal de comparaisons avec le modèle réel, et j'ai ramé pour trouver des différences notables.
Les 2 cylindres sont bien proportionnés, et les petits éléments de détails sont parfaitement reproduits (greebs, petits touches de jaune, etc).
La trappe qui permet à Hubble de prendre des clichés a une forme en U qui dépasse des bords de la carlingue, ce qui m'a vraiment paru bizarre. Mais après avoir bien regardé les photos du vrai satellite, je peux vous confirmer que c'est tout à fait fidèle.
Idem sur les pièces argentées. On pourrait se dire que Lego a voulu faire des économies de bouts de chandelles en mettant certaines pièces en gris clair. Mais que nenni. Image Les pièces gris clair correspondent à des sections du télescope qui ne sont pas brillantes. :o

Tout ça pour dire que le seul couac que j'ai trouvé concerne les proportions des panneaux solaires. En réalité, ils sont moins longs et plus larges. Cette approximation est d'autant plus étonnante que les pièces en question ont été faite sur mesure spécialement pour ce modèle... Si vous avez une théorie qui pourrait expliquer cela... :think:

Concernant les pièces argentées, le rendu est bon sur le set que j'ai eu. J'ai juste une tile 1x2 qui a une teinte un peu plus grisâtre. Bon, soyons clairs, à moins de regarder le truc à la loupe avec les yeux rivés sur les défauts, personne n'y verra quoi que ce soit... Je connais quelqu'un qui a eu davantage de variations sur son set. Il semble donc que le procédé de fabrication de ces pièces ne soit pas encore totalement fiabilisé par Lego.

Vis-à-vis du socle, le système d'attache fait le job lorsque Hubble est exposé. Par contre, quand on manipule le modèle, on ne peut pas dire que l'ensemble soit d'une stabilité exemplaire.
J'ai manipulé le modèle 4 ou 5 fois, et Hubble s'est décroché par 2 fois... :/

Image

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S'agissant de la navette, on a là aussi un modèle qui frise la perfection. Les proportions sont impeccables, et on retrouve bien le look massif avec des formes courbées un peu partout. Voici quelques aspects qui ont attiré mon attention :
- les bords d'attaque des ailes ont un impact énorme sur la fluidité du design du set.
- la forme du nez de la navette était complexe à reproduire, mais le résultat obtenu est excellent. On est à des années lumières du rendu désastreux de la jupe d'un Slave 1 75060 alors que le challenge est relativement proche en terme de design
- les détails sur le nez : les petits orifices qui reproduisent le RCS (Reaction Control System). Le RCS sert à fournir de faibles poussées, soit pour manœuvrer la navette, soit pour corriger sa trajectoire.
- les pièces noires sur les articulations de la soute, ça reproduit bien ce que l'on peut observer sur la vraie navette
- sur notre reproduction Lego, l'aileron mobile présente une petite séparation au milieu exactement comme sur le modèle réel.

En bref, RIEN n'a été négligé. :grad:

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A l'intérieur de la soute, les détails sont corrects : projecteurs, bras articulé et quelques éléments gris clair pour apporter du détail.
Dans le cockpit, on a 2 étages avec une quinzaine de petites pièces sérigraphiées pour reproduire les instruments de pilotage.
A noter qu'il y a 5 sièges alors que l'équipage de la navette comporte 7 personnes. J'ignore où sont installés les 2 derniers membres d'équipage.

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Comme je le laissais entendre plus tôt dans la review, la protection thermique de la navette a été réalisée avec beaucoup de soin. Le rendu est vraiment impeccable et très lisse, comme dans la réalité.
Les trains d'atterrissage aurait peut-être gagné à être gris foncé pour gagner en discrétion une fois repliés.

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A l'arrière, les moteurs sont dépourvus de la moindre incandescence. Il est vrai que la poussée est principalement assurée par les 2 boosters (70%) lors du décollage. Et que lorsque la navette est en orbite, les moteurs sont même éteints. Mais tout de même, je trouve qu'avoir opté pour des moteurs éteints est un choix assez surprenant de la part de Lego.

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Quand on expose tout ce beau monde, on a donc une famille assez nombreuse : la navette spatiale, le satellite Hubble, 2 affichettes, un support intermédiaire et 2 panneaux solaires factices "enroulés".
Disons-le, c'est un peu le foutoir. Image

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Et là où ça va se gâter, c'est quand on va vouloir manipuler tout ça. Car oui, le satellite Hubble rentre dans la soute et est très bien calé. Par contre, il n'y a pas la place pour les panneaux solaires !
Charge aux astronautes de les emmener sous le bras ! Image

Image


Pour déployer Hubble, il faut retirer un bloc de pièces argentées et positionner le support intermédiaire dans la soute afin de "porter" le satellite. Le bras s'accroche sur le dessus avec les petites pinces présentes sous le support intermédiaire (voir photo ci-dessus) que l'on aura pris soin de repositionner sur le dessus de Hubble.
Il est bien évident que le bras est purement factice et est très loin de pouvoir supporter le poids du satellite (d'où la présence du support intermédiaire). Après tout, cela n'est pas vraiment choquant car dans la réalité le bras n'est pas non plus capable de porter le poids du satellite. Dans l'espace, le bras parvient à manœuvrer de lourds équipements car tout se passe dans un environnement d'apesanteur.

Si on veut continuer à simuler un déploiement réaliste, on met les panneaux solaires enroulés sur les côtés car démontés jusqu'à présent faute de place.

Image


Puis on simule le déroulement des panneaux solaire en remplaçant les 2 rouleaux dorés par les panneaux solaires définitifs.

Image


Ce qui après bien des manipulations, donne ceci en exposition :

Image

Image

Charge à vous de planquer le bloc argenté et les panneaux solaire enroulés où bon vous semble... :fume:
Tout ça pour dire qu'avec tous les morceaux à attacher, détacher, rattacher etc. c'est un peu le dawa. Et le plus simple reste encore d'exposer sobrement les 2 modèles de manière distincte, comme ceci :

Image

Un des aspects qui m'a vraiment déçu car je fondais énormément d'espoir dessus lors de la construction du set, c'est l'impossibilité de faire tenir le set à la verticale en s'appuyant sur l'empennage. C'est tellement dommage... Car dans les esprits, il est indéniable que la position la plus célèbre de la navette, c'est lorsqu'elle est sur le pas de tir prête à décoller. Et puis accessoirement, cette position prend peu de place en expo.

A ce titre, et toujours parce que l'image d'Épinal de la navette spatiale c'est le décollage, il est regrettable de ne pas avoir le réservoir et les 2 boosters. Il est bien évident que ces 3 éléments ne peuvent pas être intégrés au set pour des raisons de taille (et donc de cout). Mais l'ensemble navette + réservoir orange + boosters est tellement célèbre que je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il manque un quelque chose.

Fort de ce constat, je me dis qu'il aurait été possible d'envisager 2 options pour Lego :
- soit proposer un set annexe avec les 3 éléments (un peu comme les upgrade des set Technic avec moteur Power Functions). Bon, ce serait un set qui n'aurait d'annexe que le nom puisque le truc ferait 70cm et aurait au moins 3000 pièces (mais pour lequel on peut estimer un PPP assez bas). :dent:
- soit proposer la notice complète sur le site Lego, charge ensuite à chacun de reproduire les 3 éléments avec son stock ou bien en commandant les pièces.

Voilà pour cette présentation. :resp:

En conclusion, on a un set passionnant à construire (plus fun que la Saturn V de mon point de vue), avec une bonne qualité d'ensemble (pièces argentées, sérigraphies), un réalisme et des détails saisissants pour revivre avec précision un des aspects majeurs de la conquête de l'espace. Le tout dans un prix tout à fait raisonnable.
Seules les manipulations pour marier Hubble à la navette sont un peu foireuses... :oops:

En tout et pour tout, je ne sais pas si cette navette #10283 est un peu au dessus ou un peu en dessous de la Saturn V, mais je peux vous garantir qu'elle n'est pas loin. :loveyes:
Et vous savez comment comment je chéris la Saturn V...
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Messagepar GThreepwood_MI » Mar Mai 04, 2021 1:54 pm

Je n'aurai qu'un seul mot : MERCI
Tu t'es surpassé pour cette revue et la lire m'a procurré un grand plaisir.
Merci pour l'introduction sur l'histoire des navettes, que de souvenirs pour les "anciens".
Je trouve aussi que ce set est magnifique, mais qu'il lui manque sont réservoir et ses 2 boosters.
J'ai trouvé ça sur le net :
https://rebrickable.com/mocs/MOC-73206/ ... 0/#details

Sinon, pour les 2 sièges manquants, ils se trouvent sur le modèle original sur le pont inférieur de la navette. 4 en haut et 3 en bas.
Pourquoi Lego ne les a pas prévu ? Sur les missions Discovery, il y a avait 5 à 7 membres d'équipage.

Encore merci Anio :resp: :resp: :resp:

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GilGalad
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Messagepar GilGalad » Mar Mai 04, 2021 3:16 pm

Merci beaucoup !

Anio a écrit:Tout ça pour dire que le seul couac que j'ai trouvé concerne les proportions des panneaux solaires. En réalité, ils sont moins longs et plus larges. Cette approximation est d'autant plus étonnante que les pièces en question ont été faite sur mesure spécialement pour ce modèle... Si vous avez une théorie qui pourrait expliquer cela...

En effet, les panneaux en rélité sont plus petits : ceux ci de LEGO sont (j'estime) longs le double de ce qu'il fallait.
Image


Ma hypothèse est que les panneaux sont long dans "l'idée populaire" des télescope spatiaux, donc LEGO a choisi de ne pas les faire proportionés pour les rendre plus agréables pour le public...


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